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Enfin, mon vœu est exaucé. Je pensais mon cœur démoli à jamais après le chagrin que tu m’as fait en me quittant, toi mon unique ami en qui j’avais tellement confiance !

Avant tout, je tiens à mettre l’accent sur le fait que l’amitié, sans doute, est plus précieuse et surtout plus durable que l’amour, qui, lui, a ses contraintes et ses limites, je dirais même ses exigences, ses attentes et ses besoins.

L’amitié n’a rien de semblable, elle est noble, désintéressée, elle ne s’appuie sur aucune véritable nécessité, et c’est parce qu’on peut la rompre brusquement, sans démarche préalable, que la douleur de la rupture peut être aussi grande.

Cette amitié entre nous restera gravée dans mon coeur, tu t’en doutes, jusqu’à ce que le temps, peut-être, accomplisse son œuvre, et me fasse oublier nos bons moments passés, nos fous-rires et nos chagrins partagés. Je garde en moi ces souvenirs de vacances et dans ma poche cette photo de nos dernières vacances sur la plage où tu apparais épanoui, le visage buriné, où tu ris aux éclats, de ton rire inimitable, parce qu’une grosse vague t’a soudain surpris et submergé.

La spirale des jours a lentement fait son œuvre, creusé nos différences et recouvert lentement du sable du temps le trésor de nos souvenirs, engloutissant progressivement la force d’une amitié qui paraissait pourtant inébranlable.

Le temps, cet ingrat qui gomme parfois nos mémoires, efface le souvenir, ne peut, j’en suis certaine, que garder la trace des amitiés sincères, comme celle qui fut longtemps la nôtre.

J’ai toujours cru à ton retour, j’ai toujours gardé confiance et aujourd’hui je suis comblée, je te vois là, planté devant de moi, comme au premier jour de notre rencontre, avec ton franc sourire et ton œil malicieux m’indiquant que, malgré toutes ces années, tu n’as pas changé d’un iota, que tu es toujours l’ami fidèle et joyeux, celui qui prend la vie du bon côté et sais franchir les obstacles sans perdre son éternelle confiance.

Tu sors lentement un cahier de ton sac, et me le tends en disant : voici le manuscrit de mon prochain livre. Il raconte notre histoire, et pourquoi j’ai décidé brutalement un jour de ne plus te voir. Tu le liras et me diras si je peux le publier sans retouches ou au contraire, s’il faut en retrancher ou en ajouter des passages.

Je l’ai pris dans mes mains, et son simple titre m’a suffi. Il s’intitulait :

L’AMITIÉ ET BIEN AU DELA…

Voilà, je vais le lire attentivement et j’aurai sans doute la confirmation de que j’ai toujours su et soupçonné de toi…

Tag(s) : #Textes des auteurs
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