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- " Maman j'ai peur!

Petite voix enfantine (réveille) dans la nuit funeste, le fragile espoir d'apaiser un cauchemar d'ombres redoutables.

 

- " Maman j'ai froid!

Sur le sol nauséabond une vieille couverture. Dans ce cloaque répugnant, (réflexe) de survie que d'implorer l'amour maternel.

 

- " Pardon---maman.

Puissante adulte qui (annihile) l'innocence au regard d'ange. Séquestré, dans le placard des sentiments (faisandés), de cette femme, cette mère, cette autre---

 

- " S'il te plait, j'ai faim.

(L'ébauche) de l'amour, une erreur de jeunesse, un fardeau éternel. Plusieurs cocktails de laxatifs ne réussirent pas à (purger) le corps déformé, le ventre encombré de ce locataire indésirable.

 

- " J'ai mal, maman j'ai mal!

Corps délicat, malingre, (cabossé) par les poings sadiques, pleure la douleur d'hier à demain.

Autour du cou, une (minerve), souvenir d'une soirée alcoolisée ou une (statuette) se brisa sur sa tête ensanglantée.

 

- " ---ne me laisse pas--- "

Gémit le garçonnet recroquevillé dans sa peau de chagrin.

 

Soudain,

l'enfant à demi se redresse, lève et tourne la tête vers la porte en bois de son cachot.

Ses yeux brillent de tendresse, d'espoir, de pardon, de liberté!

Il sourit même en imaginant le visage rayonnant de l'unique, sa maman.

 

Brusquement,

la porte s'ouvre. Apparait dans la lumière du jour, une forme géante.

Un bras se tend vers lui mais un visage (vachard) déconcerte toute perspective de secours.

 

Une large main aux doigts osseux s'agrippe rageusement à son misérable maillot taché, déchiré.

 

- " Je t'ai déjà dit cent fois, de ne pas me déranger quand je dors!

J'en ai marre de tes jérémiades!

Je veux que tu te taises! que tu me fiches la paix!

Et si t'as faim t'as qu'a manger ça! "

 

Elle ramasse un excrément de son fils et lui met dans la bouche.

Le petit, à peine cinq ans, pris de nausées, recrache l'immondice haineuse de sa mère.

 

Saisi d'une impétueuse (flambée) d'aversion, elle rejette violemment l'enfant, dans l'abime de sa propre dépravation.

 

La porte en bois claque et le verrou résonne longuement dans le coeur (floué) du petit garçon à l'agonie.

 

La radio retentit dans tout l'appartement, dissimulant les cris, les pleurs, les frappements.

Excepté ce jour là, aucune révolte à la folie assassine.

 

La femme se laisse mollement tomber dans un fauteuil, sa main cherche au sol une bouteille, sa bouteille d'alcool qu'elle boit avidement.

 

Alors que l'animateur radio décrit avec enthousiasme la beauté des planètes, sa préférée étant (saturne).

 

Dans les ténèbres de l'horreur, un tout petit enfant disloqué, tellement isolé du monde, s'enfuit de la vie---vers une autre (renaissance)---

 

 

" De mon coeur arc-en-ciel, infiniment, je t'accueille! "

 

Tag(s) : #Textes des auteurs
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