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La Pimpante, à quai sous la lumière d’un printemps précoce

C’est une femme. Rien d’autre. Elle regarde le monde  avec des yeux où je ne vois que de l’amour. Pas celui de soi, non, ce n’est pas de l’amour. Celui de la vie. Elle m’apprend la vie. Elle sait qu’il y a pour tous dans l’existence des plaies ouvertes, des bosses, des jouets cassés, des larmes et des drames. Elle sait comme c’est facile de chuter et de rester prostré, le derrière par terre, entouré des échos de son drame. Et justement, parce qu’elle sait l’amour,  des drames elle fait des tremplins vers l’espoir et les bonheurs simples. De tout ce qui est noir, elle jaillit toujours,  prend les peines, les chagrins à pleines mains et les façonne pour en faire de la force, des armes et des atouts. Ainsi elle m’élève parce qu’elle s’élève, ainsi elle m’apprend parce qu’elle sait. Ainsi, mes combats ne sont jamais perdus d’avance. Ainsi se fait le choix entre le jour et la nuit, entre la lumière et l’obscurité, entre le beau et le laid, entre la vie debout et l’écroulement sur soi. Chez elle, sensible et belle, la pitié facile et la fausse compassion  n’ont pas droit de cité. Chez elle, la générosité est la clé du mystère. Elle a connu la souffrance, elle a vécu la douleur des absences, c’est une femme. Jamais elle ne pleure sur elle. Elle garde ses larmes pour ces bonheurs simples où elle peut pleurer de rire. C’est une femme, c’est mon amie. Simple et riche, lumineuse et sereine, comme la Pimpante, ce beau navire offrant sa proue aux vagues capricieuses des océans. La Pimpante à quai sous la lumière d’un printemps précoce, pour mieux repartir naviguer sur les des flots qui ressemblent à la vie, à toutes les vies. Parfois hostiles, parfois calmes comme une mer d’huile. Une femme, rien d’autre.  La vie, où elle oublie de trop s’aimer pour vraiment regarder l'autre.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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