Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Ephémère envolée

Depuis toute petite les greniers m'ont toujours fascinée.

L'odeur, la pénombre, les toiles d'araignées comme de la dentelle où la lumière vient jouer.

Et puis tous ces objets, qu'on a laissé là au cas où ils seraient utiles un jour, plein de promesses, de découvertes et de mystères.

Il y a fort longtemps dans un monde où tout pouvait être possible, une petite fille monta dans le grenier.

La journée était tellement maussade et pluvieuse qu'il n'y avait rien d'autre à faire que d'aller y farfouiller.

Le grenier était rempli de tas de choses plus ou moins utiles plus ou moins usagées.

Près de la mansarde, elle vit une cage.

Une cage d'oiseaux ronde ouvragée en bois blanchi par le temps traînait là posée sur un vieux coffre, tout patiné par les années aussi.

Une cage qui n'avait pas vu d'oiseau depuis belle lurette et c'était mieux ainsi, les oiseaux en cage n'ont plus d'âme.

Elle devait être jolie en son temps mais les années été passées par là.

La fillette ne put s'empêcher de la contempler.

Elle s'approchât plus près quand soudain une lueur jaillit de nul part se mit à tournoyer dans la cage.

La lueur devint une lumière chaude et douce, elle vacilla, se transforma en feu follet.

Elle tournoyât un instant dans la cage sans toucher les barreaux puis sans prévenir un oiseau apparut.

Un oiseau magnifique au plumage moiré d'un bleu profond et vert tendre, des ailes flamboyantes et sur sa tête une touche de jaune comme une couronne.

Curieusement il étincelait comme si une source d'énergie le consumait de l'intérieur.

Le scintillement devient plus lumineux.

Soudain elle fut happée par la cage qui se déforma pour la laisser passer.

Elle se vit près de l'oiseau, à voler à sans avoir d'ailes, il l'emmena avec lui vers un lieu qui d'après l'oiseau serait merveilleux.

L'oiseau lui parlait mais elle ne l'entendait pas, il parlait à son cœur.

Elle n'avait ni peur, ni vertige, elle était bien.

Elle ne voyait que la cime des montages, les nuages étaient si nombreux et cotonneux qu'on aurait presque pu marcher dessus comme sur de la neige.

Il l'entraîna avec lui plus loin encore, elle sut instinctivement que là-bas elle allait découvrir de magnifiques paysages et elle avait hâte d'être arrivée.

Le grincement caractéristique de la trappe qui est soulevée se fit entendre et une voix douce dit : "Chérie tes cousins sont arrivés, descends maintenant"

Soudain tout s'effaça comme par enchantement et elle se retrouva assise devant la cage vieillie qui naguère était étincelante.

Quel dommage encore une seconde et la fillette était persuadée qu'elle allait voir enfin la belle créature dont l'oiseau était le gardien.

 

Tag(s) : #Textes des auteurs
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :