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Au hasard d’une promenade dans un sentier bordant la mer dans une petite île que je visitais pour la première fois, je me suis retrouvée à l’entrée d’une caverne désertée. Une attirance particulière s’est emparée de moi et j’ai senti un appel subtil mais bien réel à un désir intime de calme et de douceur. À petits pas, je m’y suis introduite, intriguée par l’attraction que ce lieu suscitait en moi. Au bout de ce tunnel faiblement éclairé par l’atténuation des rayons de soleil, forts et intenses de cette magnifique journée estivale, je me suis assise sur la pierre fraîche qui, me semble-t-il, m’attendait. Prostrée dans cette cathédrale de pierre, j’ai fermé les yeux, humé l’odeur humide, laissé mes pieds nus aspirer goulûment l’énergie émanant de ce lieu pour en imprégner mon corps et mon esprit, réceptifs à cette vitalité qui me fait tant défaut. Dans un mélange de surprise et de contentement, j’ai perçu le silence, riche et dense, dans lequel je me suis laissé bercer dans une quiétude inaccoutumée. Je n’avais qu’une envie, celle de me laisser happer par cette absence de sons qui me portait dans un état euphorique où je devenais silence à mon tour. Faire taire les voix intérieures qui m’assaillaient en permanence représentait le défi du moment. Peu à peu, l’ambiance des lieux réussit à les amadouer à leur tour. Le temps suspendu devenait abstraction. Combien de minutes, d’heures suis-je restée drapée de ce silence guérisseur? Je l’ignore. J’en garde un souvenir inaltérable, un moment de paix intérieure grandiose.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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