Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

- J'ai peur---

- Dors ! Si tu dors tu ne sentiras rien.

- Je tremble de peur.

- Je suis là ma toute belle. Tout prés de toi. Cache toi dans mes bras, pour que je te protège.

- Non ! C'est de toi que j'ai peur !

 

 

Lentement, le (crépuscule) se répand à travers le village. Des chats déchirent à coups de griffes, un sac poubelle en plastique abandonné sur le trottoir. Les lampadaires allument le silence inquiétant de la (nuit.)

 

- C'est promis, tu ne diras rien, à personne !

- J'ai mal---

- Arrête de pleurnicher ! Sinon je m'en vais et je te laisse toute seule, dans ta chambre.

- Va t'en !

 

Surtout, garder la (mémoire pleine) des instants heureux de la vie, comme le sourire d'une maman. Son parfum discret, qui doucement se pose sur la joue de la petite, en un baiser rassurant.

 

- Bonne nuit ma chérie, fais de beaux rêves.

 

( Les merveilles) qui illuminent les rêves des enfants, quand la fée clochette saisi la main, juste à temps, et envole (les sauvages) cauchemars provoqué par l'adulte monstrueux.

 

- Je laisse la veilleuse allumée et j'entrebâille la porte. Tu vois que je suis gentil avec toi, Marie.

- Je m'appelle Amy !

 

Il sait bien qu'elle se nome Amy. Il répète assez souvent :

- (Amy, ma fille.) Elle est toute ma vie, tout ce qu'il me reste ici bas. Depuis la mort de sa mère, je suis tout pour elle.

 

Dans son cœur, (toutes les femmes s'appellent Marie,) même la fragile petite Amy.

 

En apparence, c'est (un homme de tempérament) romantique. En réalité, c'est un monstre hideux, à deux têtes. D'ailleurs, c'est ainsi que la fillette explique son geste.

 

- Il fallait que je supprime la méchante tête de mon père, pour retrouver mon gentil papa.

 

Au matin, (une éclaircie) entre les nuages. Les gendarmes encerclant la maison. Des gens attroupés aux alentours. Une journaliste trop curieuse, le micro à la main, harcelant l'inspecteur chargé de l'enquête.

Le gyrophare tournoyant d'une ambulance, au milieu du chemin. Sur le brancard, un drap blanc recouvrant une forme laissant transparaître une large tache de sang.

 

Les années passent.

Aujourd'hui, j'ai dix huit ans et seule dans ma cellule, j'écris mon premier roman : le (journal d'un corps) oublié, bafoué, vengé par moi même. Mon corps de petite fille de dix ans.

 

 

 

Tag(s) : #Textes des auteurs
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :