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Un type à l'air ailleurs, fin fou de foot, vint un jour me foutre son poing dans ma figure. Je dis dans la mienne pour bien faire comprendre que j'y tiens à MA figure. Foutrement en rage, cela va sans dire, je n'allais pas refouler comme Jésus jadis la fougue qui naquit de s'être fait baffer ou bafouer. De toute façon, je n'avais pas mon garde-fou personnel, ma petite fouine au museau fin de musaraigne qui sait me défouler avant que la vapeur ne monte à mon ciboulot. Trop tard, il l'avait cherché, il l'eut, en guise de monnaie je lui ai fourguer un boisseau de doigts remarquablement serrés sur le pif et paf un autre rouleau cuivré de peau dans les dents de ce satané fou refoulant du goulot.

J'avoue que ce n'est pas digne d'un bouffeur de tofu, zen jusqu'à fourbir lui-même les armes de la foultitude de fous qui se défoule journellement sur son âme solitaire, mais ce foutriquet était, comme on dit au fournil, le grain de levain qui a fait éclater la pâte molle du refouloir.

Refouler, défouler, y a pas moyen d'échapper à ce mouvement de piston du fourneau à pensées. Même la fourmi qui est foutue de bosser jusque sous la fournaise, subissant l'aiguillon du fouet et de la fourche du soldat fouettard, servant souvent de repas piquant au fourmilion qui l'attend tous les jours au fond de son four en forme d'entonnoir, même la fourmi, dis-je, erre parfois hors la raison et sans que cela soit foucade, fouaille ses propres sœurs, fourrage sans coup férir jusqu'au terrier où son foudre fougueux et fourbe jusqu'au fourvoiement, atteint les larves fourmillant au sein de la reine-mère.

Ma fouine, mon foulon personnel à moi, foule entre ses mains-fouloir le cuir doré de furie qui me serre de peau, fouille loin de ses doigts agiles, furette malicieusement dans le four de ma solitude, fouit la terre noire de mes désespérances, souffle comme le fournier au fournil sur le feu vif jusqu'à ce qu'il s'endorme, et puis sort dessous la cendre la fouace nourricière qui nous réchauffe le corps et le cœur.

Le foutriquet, fin fou de foot, peut bien me foutre tout son fourbis sur la tronche, si ma fouine fouine autour de moi, je me fous de tout ça, dixit le môme;-)

 

Tag(s) : #Textes des auteurs
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