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Grizette, jeune ourse au pelage brun clair vivait paisiblement avec son frère aîné, Grizzlin, un grizzli qui faisait un peu peur à tous les autres animaux de la forêt. Des élans aux lièvres, des cerfs aux écureuils tous le respectaient car c’était le plus beau et le plus fort de tous les ours de la contrée. Mais c’était surtout  un brave grizzli qui prenait soin de sa petite sœur avec amour et dévouement.

Un jour de pluie, Grizette s’ennuyait et décida d’explorer la grotte. Après avoir retourné tous les tiroirs, elle découvrit dans un fond caché des photos ; elle vit ses cousins et cousines lointains du Canada dont son frère lui parlait si souvent. Elle regarda attentivement le cliché où ses parents posaient en compagnie de son frère ; cela lui fit plaisir car elle ne les avait pas connus. Soudain, elle regarda plus attentivement puis jeta d’un geste coléreux la photo se rua dehors.

Elle arriva chez le voisin, un superbe ours  à collier noir et à bout de souffle lui demanda s’il avait des photos de ses parents et demanda à les voir. Etonné de cette arrivée intempestive, il alla chercher ses albums et montra les images de sa famille. Grizette les observa longuement  et se mit à pleurer. Le pauvre ours ne sut que faire mais  la fit asseoir et lui fit raconter ses tourments.

Entre ses larmes elle lui expliqua ce qu’elle venait de comprendre. Lui était un ours à collier et ses parents aussi, cela se voyait sur les photos. Elle,  sur les photos qu’elle avait trouvées,  ne ressemblait pas du tout aux grizzlis. Au contraire elle avait le pelage clair soyeux et doux  alors que, eux ils étaient gris et le  poil rêche.

C’est alors qu’un bruit sourd se fit entendre, Grizlin tambourinait à sa porte cherchant sa soeur de partout. En le voyant la petite ourse se cacha, ses pleurs redoublèrent et elle  s’écria :

 

-        Grizlin, tu ne m’aimes pas ! Tu ne peux pas m’aimer. J’ai bien regardé les photos, je ne peux pas être  ta petite sœur. Je ne te ressemble pas et encore moins à nos les parents sur la photo ; je ne suis pas un grizzli.

-        C’est vrai raconta alors le gros ours. Je t’ai trouvé quand tu n’étais qu’un bébé de quelques mois au milieu des rochers. J’ai cherché aux alentours mais je n’ai trouvé aucune trace de ta maman. Tu étais si menue que j’ai décidé de t’emmener avec moi. Je ne pouvais pas  te laisser là,  toute seule ; je t’ai pris dans mes pattes et c’est comme cela que tu es devenue ma petite sœur préférée.

-        Mais je ne suis pas ta vraie sœur, tu ne peux pas m’aimer !

-        qu’importe pour moi tu es ma vraie soeur et je t’aime comme telle que tu es. Il n’est pas nécessaire d’être de la même famille pour s’aimer !

 

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