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Les hirondelles sont parties, suivies très vite des cigognes vers des contrées plus clémentes.

Le brin d’herbe a froid, la rosée blanchit les prés et les toits brillent d’une fine pellicule de givre.

Bientôt nous plongerons dans les frileuses ténèbres. Nous regretterons les jours de clarté de cet été

trop court durant lesquels nous flânions jusqu’au soir attendant que  les étoiles  scintillent chaque fois

qu’un enfant s’endormait. Nous glissons sur le sol recouvert de mousse, nos pas crissent

dans les feuilles sèches. Les ramassera-t-on à la pelle comme Prévert nous le susurre si joliment…

Le  parfum envoûtant nous attire inexorablement, envie d’en cueillir. Je ne connais pas les coins

 mais ceux de la pelouse tendent leur chapeaux… Comestibles ?

Dans les bois, les coups de fusil chasseurs sont autant de chocs qui semblent

clouer le cercueil de l’été.  Les cerfs s’enfuient et se réfugient dans les coins secrets :

leur brame  infatigable attirent les biches amoureuses et les chevreuils sortent du couvert

pour  s’approcher des champs.

Ce matin, courageusement j’ai attrapé mes outils et un coup de bêche par ci pour arracher

les dahlias ; un coup de bêche par là pour déplacer, remplacer quelques vivaces qui

hiberneront à l’abri d’un paillis installé soigneusement. J’ai vérifié les petits abris pour les

mésanges et fais un nœud à mon mouchoir pour penser à leur préparer quelques

boulettes de graines. Mon voisin en riant me raconte une blague que les indiens aiment à raconter :

Si l’homme blanc coupe et rentre du bois dans sa maison  c’est que l’hiver sera rude !

Et voilà,

Colchiques dans les prés fleurissent fleurissent

Colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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