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Voilà une après-midi comme je les aime. Une rencontre littéraire. Je cherche des yeux une place près de l’estrade. Je ne veux pas perdre une miette de ce qui va se dire, ni de ce qui va se passer. Un mouvement de l’auteur, une mimique, une émotion.

        

L’auteur s’appelle Claude Pinault et vient parler de son premier livre. Le « syndrome du bocal ». Il a été atteint de la maladie de Guillain-Barré. Une nuit, il est réveillé par une violente otite, et au matin sa vie bascule. En quelques heures il se retrouve tétraplégique. Il va nous parler de sa descente aux enfers, de son désespoir. Malgré le pronostic, il ne pourra plus jamais marcher, ni bouger, il s’acharne pourtant à vivre avec un mental positif. Il engage un étonnant combat  pour redevenir un « homme-debout ».

 

L’histoire au départ me passionne. Je recherche sur internet. Bien sur j’ai entendu parler de cette maladie, mais je veux en savoir plus. C’est une maladie qui affecte la myéline des nerfs et qui peut conduire à la mort.

 

Je m’attendais à vois arriver un homme sur un fauteuil roulant. Non, il marche droit, il s’aide à peine d’une canne anglaise et vient s’asseoir sur une chaise pas très loin de moi. Il est charmant, un large sourire illumine son visage, ses yeux pétillent.

 

Il allume son ordinateur et nous passe une vidéo qui le montre allongé sur son lit d’hôpital, puis en rééducation, puis marchant sur une plage. Ensuite, il commence à nous raconter son calvaire,  deux ans de galère, quatorze mois d’hôpital, de soins, de rééducation, de désespoir, d’humiliations. Mais aussi de rencontres qui vont changer sa vision des choses, des gens, des autres. Et surtout sa vision qu’il avait de la vie, de sa vie.

 

Il positive chaque situation, chaque anecdote. Il parle de ses malheurs avec un humour déconcertant. Il me fascine. Je suis suspendu à ses lèvres, je suis seule avec lui, je ne vois rien autour de moi. J’entends à peine les questions qu’on lui pose. Je ne veux entendre que ses réponses.

 

Il me dédicace son livre. Je ne le lis pas, je le dévore. C’est un livre plein d’espoir, une ode à la vie, une leçon de vie.

 

Je vais sur son site, je lui écrit et lui rend hommage avec un poème. Il me répond qu’il est très touché. Quel est le plus touché des deux ?

 

Tag(s) : #Textes des auteurs
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