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" Je t'aime- tu m'aimes- nous nous aimons. "

 

 

Depuis quelques semaines, Marjorie rédige un journal intime où elle confit ses rares joies, son fragile espoir, ses douleurs.

Elle la (dédicacé) à ce petit être innocent qu'elle porte précieusement dans son coeur.

 

Soudain, le (faisceau) d'un phare de voiture traverse la vitre et pénètre la chambre du haut. Justement où la jeune femme écrit installée à son bureau, dans la demie-pénombre.

 

Elle trésaille en voyant cet éclair se poser sur ses lignes.

Hâtivement elle souffle la bougie, ferme son carnet et le cache sous le matelas du lit.

 

En bas la porte claque.

Robert allume la lumière du salon et avance en titubant vers un fauteuil où il se laisse tomber.

 

- Marj! Marjorie amène toi!

 

Menu, pâle, apeurée, elle descend l'escalier presque sur la pointe des pieds.

 

- Retire mes chaussures!

 

Ordonne le jeune homme, corpulent et (grimaçant).

Elle s'agenouille devant lui et s'exécute.

Robert empeste le (chanvre). Les sorties avec les copains se terminent très souvent dans l'alcool et la fumée de haschisch.

 

 

" Je danse- tu danses- nous dansons."

 

 

Déchaussé, brusquement il la repousse du pied.

Allongée sur le dos, elle garde les yeux baissés. Ses yeux encore gonflés, violacés, la bouche écorchée, le nez entaillé.

 

C'était il y a deux jours.

La jeune femme avait réussi à lui dérober son portable. Il lui est formellement interdit de téléphoner.

Robert la surprise. Il est resté calme jusqu'à la nuit et il a déchainé sa colère.

 

Il a trainé Marjorie par les cheveux jusque dans le jardin.

Le visage aplati contre les (gravats), il lui a expliqué à voix basse, pour ne pas alerter les voisins, que le trou a été creusé pour elle.

 

Il la poussé dedans pour qu'elle le prenne vraiment au sérieux.

Elle s'est étalée dans la boue parce qu'il avait plut la veille.

Il la laissé toute la nuit, souillée, grelottante, soumise.

 

Marjorie a bien essayé de remonter en s'accrochant aux quelques (touffes) d'herbes, mais en vain, les parois de terre étant trop glissante.

 

Lorsqu'elle a entendu des pas, la jeune femme a osé appeler. L'inconnu s'est approché et s'est penché vers elle. Il lui a même saisit la main, puis a sourit et la laissé retomber.

Normal, c'était un copain de son mari, justement ce dernier venait les rejoindre.

Ils ont eu un regard de (connivence) et l'on sorti du trou telle une (poupée) de (chiffon).

 

 

" Je ris- tu ris- nous rions. "

 

 

Après l'avoir douché à l'eau froide, voir glacial, Robert lui a ordonné de s'habiller.

Marjorie à revêtu la seule robe qui lui restait, (ourlet) et manches déchirées.

 

Robert qui avait déjà vidé plusieurs bouteilles la forcé à avaler un liquide, (imbuvable),nauséeux.

Puis avec son copain, ils l'ont violé, battu et laissé inanimée, ensanglantée sur le sol.

 

Avant de sombrer, Marjorie était (intimement) persuadée quelle allait mourir.

 

Mais une fois son mari sorti de la maison, elle se traina péniblement jusqu'à la salle de bain. Se baigna à l'eau tiède.

Le sang continuait de couler sur ses jambes.

L'instant d'après elle expulsait son bébé de six mois, mort.

 

 

" Papa- maman- toi--- "

 

 

Ce soir là, allongée sur le dos, face à ce monstre, ce meurtrier, elle garde les yeux clos.

 

Au (tréfonds) d'elle même, le coeur battant, elle sait qu'il va se passer--- l'impensable, l'irréparable, la folie!

 

Les bras tendus, ses mains cherchent, ses doigts touchent enfin, une bouteille vide.

Il faut faire vite.

Robert se lève du fauteuil, il ne tient toujours pas sur se jambes.

 

Elle se redresse et sans laisser le temps à sa conscience de freiner le processus. Elle frappe, encore et encore sur la tête de son mari, jusqu'à ce que la bouteille se brise.

Elle ne se contrôle plus, même lorsqu'il s'écroule en (feulant), elle continu de le gifler à coup de verre sanglant.

Le visage du jeune homme n'est plus qu'un amas de chair déchiqueté, comme ci celui ci avait été (happé) par un train.

 

 

" mon vœu sera de rester en vie, pour le meilleur---et le pire. "

 

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