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Léger était un joyeux farceur ; d’ailleurs quand on est léger, comment peut-il en être autrement ?

Il décida donc un beau jour de faire deux présents originaux à «  la dame au sourire fascinant » : l’un tout à fait banal, voire sans intérêt : une boîte de sardines, l’autre déjà beaucoup plus significatif : un trousseau de clés assez imposant.

Pour jouer au critique d’art( ou plutôt à l’interprétation de ce tableau), j’ai envie de dire que, premièrement, il fait de la mise en boîte – même si c’est un jeu de mots facile-, deuxièmement, il nous présente un assortiment de clés telles  que si nous ne sommes pas capables d’ entrer dans ce tableau, c’est que franchement notre capacité à rêver est bien compromise.

Donc, je laisse la mise en boîte à l’énigmatique Monna Lisa et je me sers des clés à ma façon : depuis  les années mille cinq cent, la belle Lisa Gherardini  a fait tourner plus d’une tête et détourné plus d’un regard. Que Fernand Léger fit partie de ceux qui n’ont pu la quitter des yeux ne me semble pas surprenant.

Combien d’hommes n’a-t-elle déjà envoûté, subjugué ? D’aucuns  l’ont copiée, sculptée, chantée, d’autres sont même allés  jusqu’à la voler !

Léger s’est contenté de nous en offrir les clés ; c’est déjà bien, quand on sait qu’elle est considérée comme le symbole même de la sérénité. Emparons –nous donc de ces  clés et marchons, sereins, vers l’avenir. Merci Monsieur Léger !

Tag(s) : #Textes des auteurs
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