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Le grand cerf s'était arrêté. Son museau frémissait. Le CRACHIN fondaient les derniers arbres du grand bois et la clairière ouverte tout près. Dans la brume, on apercevait la mangeoire à l'AUVENT de bois sombre où le grand cerf allait parfois brouter la paille fraiche offerte par le garde-chasse. Un DELICE ! Il tourna la tête ; doucement. Sa RAMURE caressa le feuillage jauni d'un hêtre qui eut un bruit de JOURNAL que l'on froisse. Ses oreilles palpitèrent. Un SOUPIR ?Peut-être. Ses yeux explorèrent les alentours. Rien. Son nez humide taisait. Il fit quelques pas. Ses sabots teintèrent sur l'ardoise qui effleurait sous les buissons. La pluie fine avait rendu glissante la pierre bleue. Soudain le grand cerf frissonna. Une odeur. Il avança ; lentement. Un précipice béait à quelques pas. Les Hommes avaient arraché à la colline ses COPEAUX pour en recouvrir le toit de leurs maisons. La foret pansait jour après jour la large cicatrice. Le grand cerf avança ; encore. Ses pieds fins écrasèrent un CHIFFON imbibé d'une substance NOIRATRE. Les bois du dix cors s'abaissèrent vers la loque. Une autre odeur. Inconnue. Le grand cerf s'écarta. Cette effluve ne lui plaisait pas. Son écart le porta sur l’arrête du ravin. La pluie tombait plus serrée à présent, glissant le long des baies de VERMILLON qui poussaient tout autour. Les grappes de perles noires luisaient, ruisselantes. Une rafale fit soudain claquer les branches. L'odeur arriva. Brutale. Dangereuse. Le grand cerf détala.

La besace du Braconnier avait semé son contenu tout au long de la pente. L'homme, pantin désarticulé, gisait, mort à présent, au fond de la carrière.

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