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La musique peut se percevoir

Même si on ne la voit pas

Ni Blanche, ni Noire

Elle se décline en sept éclats

On peut la regarder

Je vais t’en persuader

On peut s’en éblouir

Et la décrire

Ecoute plutôt

Tout commence avec le Do

La note la plus grave

Qui sur nos épaules dépose son manteau

Pour éviter que les frissons ne s’aggravent

Les frissons

Des sons

Qui bientôt s’étendent

Vers lesquels nos sens tendent

Se tordent comme les cordes

Que l’on titille pour qu’elles s’accordent

Le Violet grâce auquel on fait le deuil

Pour entamer sereinement un renouveau

D’un nouvel octave

D’un autre Do

La note la plus grave

Avant l’épanouissement de l’Indigo

Qui prend de l’ampleur

Se teinte de plus de couleur

En un Ré symbolique

Nous conduisant à la frontière mystique

Qui se poursuit avec le Mi

Dans la douceur d’un Bleu limpide

Est-ce aérien, est-ce liquide ?

Je flotte, je nage, je vis

M’imprégnant de cette universelle couleur

M’imbibant de toute sa fraîcheur

Je souris aux anges

Mais qui me dérange ?

Du ciel, je suis retombée sur terre

Autour de moi, scintille une prairie

Une herbe grasse, d’un tendre vert

Je sens l’espoir qui grandit

Qui pousse, qui croît tel un acacia

Pour gravir le sommet d’un Fa

Où tout en haut éclaire

Un jaune éblouissant

Du Sol aveuglant

Par ses rais de lumière

Je m’y fais dorer

J’ai retiré le manteau

De ce précieux Do

Et me laisse transporter

Sur les ailes d’un La

Grâce auquel je me repère

Qui ne le connaît pas ?

C’est le La de la mer

Qui évite le trépas

De son orange flamboyant

Comme un phare rassurant

Nous donnant une dernière impulsion

Pour stimuler notre ascension

Vers le final de la symphonie

Avec ce rougeoyant Si

C’est l’apothéose

Si j’osais…Allez ! J’ose

Je vibre

De ma fibre

Sensible

Me rendre invisible

Et disparaître dans un point d’orgue

Pour achever en beauté cet apologue

Il manque la morale

Même si ce n’est pas une fable

Extraire une pensée

De mes phrases rimées :

«  La lumière se rencontre partout

Il suffit de savoir ouvrir son cœur

A défaut de ses yeux, qui parfois restent aveugles

Et de regarder autour de nous

Pour voir défiler sur la gamme des notes, la gamme des couleurs. »

Tag(s) : #Textes des auteurs
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