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Ils se sourirent, se comprirent... les dès étaient jetés et il était tombé sur la face deux.

« Deux, deux âmes… » pensa Muriel en déviant son regard. Son cœur battait doucement un sorte de rythme sourd. Ses yeux dévièrent encore se posèrent sur le t-shirt blanc, sur le jean, sur la courbe du dos qui se dessinait avec délicatesse sous la toile de tissus. Elle remonta pour revoir les yeux et tomba sur la barbe naissance, sur la chevelure noir d’encre et puis de nouveau dans ces yeux obscurs où brillaient un tel sentiment de bonté que tout son corps répondit à l’appel de désir qui s’offrait devant elle.

Ils restèrent muet durant tout le moment où Marie avait disparu dans la cuisine et soudain, elle fut de retour, brisant de sa voix bourrue le charme absolu : « Bon, c’est pas tout Muriel, mais on doit aller en cours. » Muriel semblait sourde. L’information eu un mal fou à attendre son cerveau, à s’insinuer dans ses neurones et lorsque ce fut fait, elle secoua la tête énergiquement.

Juan regardait ce soudain retour à la vie et observa émerveillé la jeune femme secouer ses bouches brunes. Il lui semblait qu’elle avait ce que sa mère appelait des « anglaises » mais il n’en était pas certain. Par contre, ces boucles dans les yeux bleus océans lui semblaient parfait comme si Vénus elle-même venait de descendre lui rendre visite. Il observa la courbe que formaient ses seins sous la chemise bleue, une courbe qui laissait deviner la rondeur. Elle rejeta la tête en arrière et lui offrit ainsi la vue de sa gorge blanche déployée, sa peau brillante semblait presque être satinée.

Soudain, Muriel sortit du champ de vision de Juan, d’un seul coup. Il baissa les yeux, intrigué par cette brusque disparition et tomba sur Dali, qui, ayant sauté sur Muriel, l’avait plaqué à terre et lui léchait à présent le visage à grand coup de langue. Muriel se mit à rire, d’un rire que Juan aurait pu reconnaître entre tous, ce même rire qu’il avait entendu le matin même. Soudain, il eu une certitude qui lui glaça le sang : Muriel ne pouvait être que la fille de ce monsieur qu’il avait rencontré.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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