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Tôt le matin, j’avais pris le train pour Montélimar.. Deux jours auparavant, j’avais reçu une lettre de Fernande. Une lettre bizarre qui me demandait de venir la voir le plus tôt possible.

    Fernande était mon amie d’enfance. Depuis que le l’avais quittée il y a dix ans, je ne l’avais plus revue. Avait-elle changé ? Ou était-elle restée la même : gentille, aimable, souriante ? Beaucoup de questions me traversaient l’esprit.

   Elle aimait les poèmes de Verlaine. Pour lui faire plaisir et surtout pour me faire pardonner de ma longue absence, je prenais quelques recueils de poèmes de son auteur préféré et un livre qui parle de L’enterrement De Verlaine.

    Au cours du voyage, je revoyais Les Amoureux Des Bancs Publics. Etaient-ils toujours là ? Je me rappelais comment on se moquait d’eux.

   Après deux heures de voyage, le train arriva à la gare.

    A première vue, presque rien n’avait changé. Mon arbre était toujours dans son jardin. La maison était toujours ornée par Les Lilas. Sa fenêtre était ouverte. Du coup une joie m’envahit à l’idée de la revoir.

     Le temps de me remettre de mon émotion, j’attendais une voix derrière moi qui criait mon nom. Je me retournai. C’était elle. Je laissa mon sac tomber et la pris dans mes bras. Mes premiers mots furent « Tu va bien ? Tout le monde se porte bien ? » « Oui » était sa réponse.  J’étais soulagé.

-Et c’est quoi cette lettre ?

-C’était rien. Je me demandais comment te faire venir ici ? La seule réponse trouvée était cette lettre.

-Mais que signifie « Mourir Pour Des Idées » et « Sauf Le Respect Que Je Vous Dois»

-Je ne sais plus pourquoi j’avais écrit ces mots. Mais la plus important est de te revoir.

-Moi aussi je suis content de te revoir. Je n’étais pas au pays, c’est ce qui explique mon absence.

    Après la rencontre avec sa famille et la mienne restée ici, on s’était retrouvé comme par le passé sur le Boulevard Des Temps Qui Passe regardant La Balade Des  Gens Qui Sont Nés Quelque Part.

   La nuit fut longue. Pendant quelques heures, Auprès De Mon Arbre, on avait tout dit. Tout ce que nous aurions put dire pendant les dix dernières années.

     Mon départ le lendemain fut difficile. Mais on s’était promis de se retrouver pendant les vacances prochaines.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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