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Au préalable, laissez flotter une bouteille quelques jours, sur un flot des paroles inutiles.  

Séparez les mots de la pensée.

Ajoutez quelques silences pour taire les mots qui voudraient encore signifier.

Choisissez un destin bien maigre pour qu’il résiste à tous les autres.

Ajoutez-y le vague à l’âme, que vous aurez eu soin de choisir parmi les plus fous, les enfants ou les poètes.

Ne gardez que le vague (pour se faire, rendez l’âme).

Puis, chargez le tout sur un bateau en pâte à papier (recyclé).

Ajoutez au dernier moment :

- quelques dieux pour les jours sans vents favorables ;

- un quantité équivalente de dieux contraires pour les jours où ça souffle trop fort ;

- Quatre cinq six packs de bière belge pour alléger la pâte (à papier (recyclé)) ;

- quelques rouleaux de papier de soi et de l’ancre pour mouiller, qui  fixeront vos impressions.

Enfin, ramez jusqu’à votre dernier souffle avec une seule rame. Vous remarquerez sans doute que vous tournez en rond. Ne vous inquiétez pas, c’est bon signe, c’est que l’ensemble s’harmonise.

Vous êtes sûr, ainsi, de ne jamais revenir en arrière, ni d’aller en avant, là où vous ne vouliez pas aller de toute façon.

Ensuite, vous n’aurez plus qu’à prononcer les paroles magiques : «  Allez, vie, danse ».

 

Tag(s) : #Textes des auteurs
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