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N., le 23 septembre 2008

 

Mon amour,

 

 Tu m'écris ce matin : "Ami, cache ta vie et répands ton esprit." Mon amour, je n'ai pas à dissimuler ma vie, elle se déroule en plein jour et se consume au brasier de l'amour que je te porte et qui illumine chaque heure, chaque minute de mon existence !  Cacher au monde la passion qui m'habite pour m'enfoncer dans un abîme profond et obscur, où seuls les êtres de l'ombre et les âmes insensibles pourraient y trouver refuge ? Il n'est nullement question pour moi d'y enfouir mes intentions, et encore moins de céler aux yeux et à la face du monde un sentiment que je voudrais te crier et hurler à la terre entière. Parce que je le renvendique et en suis fier !

 

Mon amour, ce serait mal préjuger des sentiments qui m'animent et me portent aux sommets des jubilations resplendissantes et lumineuses réservées, je crois, aux  âmes pures, authentiques et capables, comme moi, de sentiments aussi profonds. Je répands pour toi mon esprit sur les immensités insondables des jouissances sensuelles et intangibles, et mon coeur s'éparpille en mille petits bouquets d'étoiles, dont chacune te raconte et te chuchote à sa manière une parcelle de l'espace que tu occupes en moi, ainsi que tous les parfums de mon ciel et les jardins secrets de nos folies éternelles.

 

Vaste comme la nuit  est mon amour pour toi et beau comme la clarté de la lune qui tombait naguère encore sur tes épaules nues.

 

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent, dis-tu en citant le Poète, là je te rejoins pleinement car mon coeur déborde de tes odeurs subtiles, qui se répandent sur moi comme celles de la fleur aux pointes de l'aurore, comme les soupirs du rossignol à l'air frais du matin, comme ta robe blanche endormie sagement sur l'accoudoir du fauteuil, en attendant ton réveil.

 

Tu m'as dit l'autre jour, il n'y a  pas d'autre chemin pour moi que celui que tu prends en me tenant le bras, il n'y en aura plus d 'autre tant que ta main me conduira vers ces contrées de lune où la lumière sera plus forte que ma peur. Du plus loin de ma nuit, je t'entends, mon aimée, et le son de ta voix résonne en moi dans les effluves des poèmes qui chantent les spleens de la vie et les aspirations des amours idéales. Je t'entends et je t'attends, dans la fièvre de la vie retrouvée, dans la fougue de nos amoureux transports, dans l'ardeur de nos impatiences et l'emportement de nos étreintes, dans la joie de nos prochaines retrouvailles.

 

Je t'attends pour célébrer à deux la totale fusion de nos sens.

Et la fête éternelle des  corps.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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