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Allant d’un pas alerte sous les futaies,

Je suivais mon chien en chasse d’un furet.

Lorsque j’aperçus, au-delà du chemin

Un drôle de bonhomme allongé dans les herbes.

Je le crus malade, je cours lui porter secours.

Me voyant marcher en sa direction,

Il se fâcha d’être dérangé.

D’une main il me demanda de refluer.

Je m’aperçus alors qu’il avait une drôle de contenance,

Une perruque le rendait confondant au Roi-Soleil.

Je m’acquis de ce drôle couvre-chef.

Il me répondit d’une voix chuchotante,

Que s’était moi, qui m’enfilais comme l’as de pic.

Et que le sujet n’était pas dans notre accoutrement,

Mais bien dans l’observation,

Qu’il suivait courbé sur une fleur des champs .

Une abeille désirait butiner,

Un frelon l’ennuyait dans sa tache,

L’inconnue observait à la loupe,

Ne perdait rien du ballet des mouches.

Faisait son miel de ce qu’il voyait.

Ne voyez-vous pas une belle fable ?

Que j’écrirais d’une plume aimable ?

Me manda le personnage, en se relevant.

Sans attendre une éventuelle répartie,

Sans plus un regard sur moi et mon chien,

Disparue sous les taillis en chantonnent comme une cigale.

Je me dis, j’avais eu une apparition d’un autre monde,

Bien sûr, Monsieur de La Fontaine, je vous ai bien reconnu.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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