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Bleu comme l'azur, je m'étends de tout mon long sur le sable grisâtre d'une plage publique. Mes pieds noircis de saleté sont baignés par les vagues de la grande bleue.

Abandonné, les ressorts usés par tant de corps à moitié dénudés : des gros, des maigres, des longs, des petits, de toute couleur, de toute odeur... j'en ai tant vu, tant entendu, dans ma folle jeunesse, quand j'étais en pleine beauté. C'était hier...

 

Mais ce soir j'ai senti un poids dans mon sommeil. Et en regardant j'ai vu un feu qui brillait dans la nuit. Il me réchauffe. Et des gens sont assis sur moi.

Deux garçons et deux filles. Ils parlent anglais, turc, français, allemand. Ils se parlent au-delà de leurs différences de culture et se sentent à l'unisson au clair de lune, sur cette plage publique de Turquie, bercée par les vagues, sur ce transat bleu déglingué.

 

Au loin brillent les lueurs des hôtels où dorment en sécurité les européens venus prendre le soleil mais pas pour rencontrer ceux qui vivent ici.

Avoir partagé de tels moments, c'est ce qui fait qu'on se sent vraiment humain et pleinement riche.

L'humanité n'est pas si perdue si des êtres peuvent s'accueillir sans se connaître et s'accepter sans à priori.

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