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D'un cœur joyeux, je me suis exilée dans la montagne. J'en avais assez de me farcir les embouteillages quotidiens, et j'avais envie que l'apaisement me gagne.

Je dois souligner que j'habite une mégapole. Chaque habitant possède une voiture, ce qui engorge les axes principaux et crée un sacré désordre à l'odeur de pétrole.

J'ai quitté ma vie de citadine sur laquelle il n'y a pas grand-chose à dire. Mon cœur d'artichaut m'a bringuebalée d'aventures en histoires courtes d'années en années et plus personne à qui manquer, plus personne auprès de qui se blottir.

J'ai pris mon sac en daim, celui avec une frange, celui qui me suit depuis toujours. À moi la liberté d'aller et venir, de profiter de la chance de pouvoir m'évader et de partir à la toute première lueur du jour.

Je suis montée tout en haut du Pic du Midi. De là, mes yeux collés aux jumelles, j'ai tourné sur moi-même à 360 degrés pour m'immerger dans cet espace grandiose qui me guérie.

En descendant dans la vallée, j'ai croisé un ruisseau. Je m'y suis arrêtée un moment pour écouter son chant et patauger avec un plaisir retrouvé dans la limpidité de son eau.

J'ai continué mon chemin jusqu'à un beau rocher accueillant. Je m'y suis adossée un long moment pour me remplir de cet air pur et m’imprégner de ce silence pénétrant.

J'ai dû me résoudre à rentrer car le soleil commençait à baisser. Mes yeux ont eu du mal à se réadapter à l'agitation de la ville, les lumières des phares ne cessaient de tourbillonner.

Alors j'ai ouvert la porte de mon refuge. J'ai accroché ma veste en peau mouton retournée au porte-manteau et, pour garder en mémoire cette journée de nirvana, j'ai trouvé un subterfuge.

D'un geste décidé, j'ai pris ma guitare. J'ai gratté les cordes jusqu'à en trouver la mélodie et les paroles qui me remémoreraient à l'envie l'immortalité de ces moments rares.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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