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Un coup pour rien. Comme une épée dans l’eau.

Il fait trop chaud pour se baigner.

On pourrait même faire le tour du lac.

Mais quelle idée.

J’entends les klaxons inutiles qui montent du bas de la colline,

Aujourd’hui c’est déjà loin,

on pourrait rentrer sans être jamais sortis,

ça bousculerait moins les choses.

Et les petites fleurs tapies dans l’ombre qui ont eu tellement peur.

Des pas s’éloignent, ce sont les nôtres.

On est toujours plus loin de soi que ce qu’on pense,

et assez près de la vérité quand on la frôle.

Elle aurait pu venir avec nous, ça lui aurait fait du bien.

La vérité comme la ville a besoin d ‘air.

On vit trop dans les fumées du mensonge.

Un jour j’irai à Ankara, voir la mosquée Haci Bayram.

Les nuages sont les mêmes, un peu décalés,

mais on est bien quand même.

Pour les voyages, pas trop souvent,

aide-toi le ciel t’aidera.

Il disait ça, avant. Il avait tort. Ou pas.

Tout est question d’équilibre.

J’ai bien changé depuis hier. Mais personne ne l’a remarqué.

Un rosier à couper, trop de fleurs ça fait désordre,

quelles vacances !

On fait le tour de tout, et on n’est rien quand même.

J’ai réfléchi, je n’irai pas.

C’est trop facile quand on y pense.

Elle le disait aussi, et elle ne se trompait guère.

Mais vient la nuit, passent les heures.

On n’est jamais certain d’être soi-même.

Même ce lac, existe-t-il ? J’ai vu le même ailleurs.

La nature se recopie, mais beaucoup trop l’ignorent.

On pourrait être heureux, mais à quoi bon ?

J’irai changer ces chaussures, elles me font mal.

On ne peut être partout à la fois.

Heureusement, je l’entends qui vient.

La nuit descend, le chat va rentrer.

Tag(s) : #Textes des auteurs
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